Jeudi 18 décembre 2014

Pays basque

Systèmes de gestion des risques naturels en forêt au Pays basque

Description et analyse des systèmes de gestion des risques naturels en forêt au Pays basque

Cliquez sur les différents organismes pour visualiser leurs activités



Atouts, faiblesses, opportunités et menaces des systèmes de gestion des risques au Pays Basque


Forces
Faiblesses
Une activité forestière dynamique dans de nombreuses zones

Des moyens humains et matériels en adéquation avec l’étendue et les caractéristiques du territoire pour les risques feu de forêt, insectes et maladies et dégradation du sol, pour assurer la protection et renforcer la législation

Des systèmes de subventions pour soutenir les propriétaires privés et les communes dans la prévention des feux de forêt, la limitation des dégâts économiques liés aux événements climatiques extrêmes (principalement orienté sur le sauvetage et la reconstitution des peuplements endommagés), la mise en œuvre de bonnes pratiques pour limiter la dégradation du sol.

Législation : des procédures strictes sur l’urbanisation qui limitent l’expansion des interfaces forêt-urbain, régulation des opérations forestières dans les zones les plus sensibles au risque de dégradation du sol, obligation de réaliser des études d’impact environnemental pour les chantiers forestiers importants.

Un faible risque climatique, paysage en mosaïque qui génère des discontinuités et des coupures de combustibles

Une accessibilité et un réseau de pistes forestières

La chasse utilisée comme outil de gestion du gibier dans tout le pays

Un modèle de coopération public privé fonctionnel

Une bonne croissance des végétaux qui facilite la résilience et la reconstitution de la végétation après une catastrophe

Un manque de surveillance et d’un réseau de suivi pour les feux de forêt et le gibier (des relevés communs et cohérents de dégâts de gibier)

De faibles investissements et expertises organisationnelles des propriétaires forestiers en lien avec la prévention des risques feu de forêt, insectes et maladies et dégradation du sol

Un manque d’analyse, de recherche et de connaissances adéquates sur les risques en particulier sur la vulnérabilité et les liens entre les opérations forestières et les risques feu de forêt, événements climatiques extrêmes, insectes et maladie et dégradation du sol.

Un manque d’entretien et de gestion forestière dans beaucoup de zones qui mènent à une augmentation du combustible et à une structure de végétation favorable aux feux de forêt

Un manque d’expérience et de formation dans la lutte contre des grands incendies de forêt tels que ceux de 1989

Une absence de recommandations spécifiques pour la sylviculture préventive des risques météorologiques

Des intérêts et attentes des chasseurs qui déterminent la gestion du gibier (ex : notamment sur le sexe des animaux à tuer)

Des perceptions de l’intensité et de la sévérité des dégâts différente selon les acteurs

Peu d’accent sur la santé de la forêt dans le département de la santé des végétaux (plutôt axé sur l’agriculture)

Un manque de compétence des autorités aux frontières pour les contrôles sur le commerce international

Un manque d’approche holistique basée sur les connaissances pour la gestion des risques sanitaires

Des procédures d’éradication rigides et externes

Des pentes et précipitations importantes qui augmentent le risque d’érosion dans les sols forestiers

Une législation existante non optimale pour la protection du sol

Opportunités
Menaces
Une diversification à l’échelle du paysage permettrait de réduire les niveaux de dégâts et d’améliorer la résilience aux événements climatiques extrêmes ainsi qu’aux insectes et maladies

Une perception du risque : malgré des répercussions locales faibles ces dernières années, les feux de forêts sont toujours perçus comme une menace critique pour la forêt. La perception du risque de dégradation du sol par les opérateurs forestiers pourrait être améliorée.

Une utilisation de la biomasse forestière pour le chauffage : elle pourrait mener à une augmentation de la gestion forestière dans de nombreuses zones et ainsi participer à la réduction de la masse combustible et donc du risque feu de forêt

Une coopération transrégionale notamment avec les régions voisines qui ont régulièrement des feux importants et qui pourraient aider à la formation d’équipes spécialisées dans la lutte contre les feux de forêt

Des plans de gestion et cahiers de charges de certification pourraient contenir des recommandations pour limiter les niveaux de dégâts liés aux événements climatiques extrêmes

Des zones rurales importantes du territoire où les populations sont importantes

Une espèce impactante (chevreuil) qui attire depuis peu l’intérêt des chasseurs et des services gouvernementaux (intéressés dans la réduction des populations)

La promotion de nouvelles techniques de chasse pour intéresser un public différent

Un partenariat public-privé

Une amélioration de la coordination entre les services forestiers provinciaux

Une adaptation de la législation existante pour améliorer de façon conséquente les performances environnementales des opérations forestières

La création d’un code de bonnes pratiques accepté par tous les acteurs forestiers concernés

La création de synergies et de nouveaux schémas de soutien en lien avec le changement climatique et l’eau

Le changement climatique qui augmentera certainement l’aléa feu de forêt ainsi que la sévérité de l’aléa sanitaire

Un abandon de la gestion forestière et des activités rurales menant à une augmentation du combustible et des populations de gibier

Une faible profitabilité de l’activité forestière et la faible compétitivité de la filière basque qui impose un maximum de réduction de couts

Une part significative de forêt homogène continue à l’échelle du paysage

Des faibles surfaces brûlées ces dernières années pouvant se traduire par un engagement politique moins important dans la prévention et la lutte.

Des propriétaires privés qui n’internalisent pas les risques dans leurs options de gestion sylvicole

Un marché assurantiel restreint

Une pression importante sur les prédateurs naturels du chevreuil (en 2005, le Pays basque ne comptait que 30 loups)

Un manque d’intérêt de la part des jeunes générations pour la chasse

Le nématode du pin (même s’il n’a été observé en milieu naturel que sur pin maritime)

Des schémas de soutien public existants pouvant se révéler insuffisants pour changer les pratiques

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