Jeudi 18 décembre 2014

Aquitaine

Systèmes de gestion des risques naturels en forêt en Aquitaine

Description et analyse des systèmes de gestion des risques naturels en forêt en Aquitaine

Cliquez sur les différents organismes pour visualiser leurs activités



Atouts, faiblesses, opportunités, menaces des systèmes de gestion des risques naturels en forêt en Aquitaine


Forces
Faiblesses
Une gestion des risques et un réseau d’acteurs organisés et structurés

Des observatoires (de la reconstitution, gibier, littoral) : des données collectées et utilisées comme référence pour mettre en place des stratégies de prévention et améliorer la connaissance des risques et de la forêt

Un équipement important du massif en infrastructures de défense des forêts contre les incendies (42 000 km de pistes, points d’eau, tour de guet…)

CartoGIP : un outil de SIG opérationnel partagé par les professionnels de la gestion du feu de forêt

Un réseau hydrographique en faveur de la sylviculture et de la défense des forêts contre les incendies

Le dynamisme des chasseurs du Sud-Ouest : 58% des chasseurs participant à 25 sorties par an

Un réseau de correspondants observateurs composé de professionnels de terrains volontaires issus de divers organismes forestiers qui ont une bonne connaissance du territoire et de ses acteurs. Ce système est performant d’un point de vue économique.

3 000 à 4 000 observations sanitaires par an (sur la France entière) qui permettent un suivi des pathogènes et l’incrémentation d’une base de données historiques

Une coopération entre les instituts de recherche et le département de la santé des forêts (organisme central de la santé des forêts)

Un système de certification des semences qui garantit leur origine

Une bonne capacité de réponse et de résilience grâce à un réseau organise d’acteurs qui limite les dégâts additionnels (feu, insectes, etc.)

Une difficulté de maintien des réseaux (réseau de bénévoles pour le feu de forêt, réseau de correspondants observateurs pour la santé des forêts, etc.)

Une diminution de la culture de risque, liée aux nouveaux arrivants (néo ruraux et touristes) peu sensibilisés au risque feu de forêt

Exode rural : propriétaires forestiers de moins en moins présents à l’année sur le territoire

Détermination de l’origine des feux de forêt : pourcentage élevé de feux d’origine inconnue

Des obligations légales de débroussaillement rarement respectées et faisant l’objet de peu de contrôle

Déséquilibre de la pyramide des âges des chasseurs : 58% des chasseurs ont plus de 30 ans de pratique

Peu de référence sur la dégradation du sol liée aux opérations de sylviculture (pas de données de références)

Opportunités
Menaces
Une forêt de production donc entretenue (avec des tailles de propriété plus grandes que la moyenne française ce qui peut faciliter la mise en place de système de protection commun)

Un raisonnement à l’échelle du bassin de risque

Une gestion multirisque

Une nouvelle offre en matière d’assurance forestière d’un organisme qui assure des forêts de part le monde (moins sensible aux événements régionaux)

Une amélioration du suivi de la qualité des sols et de la connaissance des liens entre gestion forestière et dégradation du sol

La création d’un SIG et d’une base de données mutualise à l’échelle européenne pour suivre la santé des forêts

Le développement de l’offre assurantielle pour les dégâts liés aux ravageurs

Une augmentation de la diversité à l’échelle du paysage

Une forêt Aquitaine est soumise à de nombreux aléas qui interagissent entre eux.

Le changement climatique et les augmentations d’aléas qui en découlent

Les tempêtes Klaus et Martin : fragilisation de la forêt, la rendant plus vulnérable aux feux, ravageurs, tempête et gibier (ouverture du paysage, uniformité des âges)

Certains phénomènes ne peuvent pas être empêchés ou prédits à long terme et pour lesquels la seule solution et l’adaptation (phénomènes climatiques, érosion)

La multiplicité de la législation : loi sur l’eau, loi sur les marchés publics, déclarations d’intention de travaux, qui freinent les travaux de DFCI

Des parcelles forestières inaccessibles à la fin de l’hiver (sols humides)

Une augmentation des enjeux : population, infrastructures, entreprises ; et une fragmentation de l’environnement ce qui accroit le nombre d’interfaces forêt-habitat

Des échanges commerciaux entre pays qui facilitent l’introduction de nouveaux pathogènes

Le nématode du pin qui menace la forêt landaise

Une forêt des Landes de Gascogne principalement constituée d’une essence ce qui augmente sa vulnérabilité aux insectes et maladies.

La qualité du sol peut rapidement devenir un frein à la productivité

La culture de risque et l’implication des élus : peut fragiliser le système d’où l’importance de maintenir la sensibilisation sur les risques pour le public et les élus

Participez à la vie du site !